Par ailleurs, compte tenu du risque de propagation des souches variantes de la COVID-19 le flux transfrontalier sera réduit. A compter du lundi 18 janvier 2021, les voyageurs venant d’un pays tiers à l’Union Européenne devront présenter un test PCR négatif pour pénétrer sur le territoire national et s’engager sur l’honneur à respecter une septaine.
Dans les rares pays où la réalisation d’un test PCR est impossible, un système de dépistage à l’arrivée sera mis en place avec septaine obligatoire dans un lieu d’hébergement validé par les autorités publiques.

L’objectif du couvre-feu est de limiter les rassemblements durant lesquels les mesures barrières sont moins bien appliquées et où le virus circule rapidement tout en limitant l’impact sur l’économie déjà mise à rude épreuve par l’épidémie.
Adapter son quotidien
Les commerces ont repris leurs activités le 28 novembre dernier tout comme les auto-écoles, les agents immobiliers et les services à domicile avec un protocole sanitaire strict. La mise en place du couvre-feu impose cependant une fermeture à 20h00 ou 18h00 selon le département concerné, pour l’ensemble de ces établissements.
Pour limiter la concentration des flux et favoriser l’activité commerciale, les possibilités d’ouverture des commerces le dimanche sont élargies.
L’ensemble des secteurs faisant toujours l’objet de fermetures administratives (bars, restaurants, boites de nuit…) bénéficieront d’aide allant jusqu’à 10 000 euros via le fonds de solidarité. La cellule de continuité économique a été réactivée, le dispositif d’activité partielle est étendu jusqu’au 20 janvier 2021 et les prêts garantis par l’Etat sont prolongés jusqu’au 30 juin 2021. Des dispositifs de prise en charge des loyers pour les PME seront prochainement présentés.
Activités culturelles
Toutes les activités, tous les établissements, tous les équipements qui sont aujourd’hui fermés, le resteront encore au cours des prochaines semaines. C’est le cas des cinémas, des théâtres, des salles de spectacle, des équipements sportifs ou de loisirs. C’est également le cas pour les bars et les restaurants. La situation sera réévaluée le 20 janvier prochain, afin d’examiner, alors, s’il est possible d’envisager une réouverture.
S’agissant des stations de sport d’hiver, la circulation épidémique ne permet pas d’envisager une réouverture avant le mois de février.
Lieux de culte
Les offices dans les lieux de cultes sont autorisés, les fidèles doivent respecter une règle d’un siège sur trois et d’une rangée sur deux pour y assister.
Déplacements internationaux
Si les frontières avec l’Union Européenne restent ouvertes, les frontières extérieures sont fermées. Les Français de l’étrangers restent bien sûr libres de regagner le territoire national.
Un test négatif de moins de 72h est obligatoire pour entrer sur le territoire. Par ailleurs dans les ports et les aéroports des tests rapides seront déployés pour toutes les arrivées.
Education
Les crèches, écoles, collèges et lycées restent ouverts avec un protocole sanitaire renforcé dont le port du masque obligatoire dès l’âge de 6 ans.
La prise en charge périscolaire (garderie, centres aérés) est également maintenue tout comme les structures d’accueil spécialisées pour les enfants en difficulté physique ou psychique notamment les instituts médico-éducatifs.
Les formations et concours font aussi l’objet de dérogation.
Concernant l’enseignement supérieur, l’ensemble des cours magistraux et travaux dirigés restent en distanciel sauf exception pour certains travaux pratiques. L’accès aux bibliothèques universitaires est possible. Les restaurants universitaires ne pourront que faire de la vente à emporter.
Personne âgées
Afin de lutter contre la solitude des ainés les visites en EHPAD et en maison de retraite sont autorisées pendant le confinement dans le strict respect des mesures barrières.
Travail
Le télétravail est obligatoire à 100 % partout où il est possible.
Cependant, contrairement au confinement de mars le secteur du bâtiment et des travaux publics ainsi que les usines et les exploitations agricoles peuvent poursuivre leur activité.
Les bureaux de poste et les guichets de service publics restent également ouverts.
Le point sur les vaccins contre la COVID-19
Pour stopper la pandémie et retrouver une vie normale, les chercheurs et laboratoires du monde entier se mobilisent pour développer des vaccins efficaces contre la Covid-19. En plus des mesures barrières, la vaccination permettra de contrôler la propagation du virus et de réduire la mortalité et la morbidité liées à l’infection virale.
Pour garantir la sécurité de son utilisation, le développement d’un vaccin est soumis à des exigences réglementaires strictes. Avant d’être mis à la disposition de la population, le vaccin nécessite la mise en place d’essais cliniques. Les résultats doivent être satisfaisants en termes de réponse immunitaire, d’efficacité, de sécurité et de qualité pour que le vaccin soit validé. Les essais cliniques ont lieu dans différents pays comme la France où il est possible de se porter volontaire pour participer à des essais via la plateforme Covireivac.
Le vaccin de BioNTech-Pfizer a été autorisé par l’EMA puis par la Commission européenne le 22 décembre. Mercredi 6 janvier 2021, la Commission européenne a donné son feu vert au vaccin contre le Covid-19 développé par la start-up américaine Moderna, cette décision a été approuvée par la Haute Autorité de Santé le vendredi 8 janvier 2021. A ce jour, deux vaccins supplémentaires sont en cours d’évaluation par l’EMA après la réalisation d’essais cliniques de phase III : les vaccins des laboratoires AstraZeneca et Janssen.
L’objectif est clair : vacciner en priorité, d’ici l’été, les 15 millions de personnes âgées et souffrant de pathologies chroniques.
Actuellement, la politique de pré-achat du Gouvernement vise à sécuriser l’accès de la France aux vaccins les plus prometteurs, en quantité suffisante et à des conditions tarifaires compétitives. Pour autant, l’achat lui-même restera conditionné aux résultats des essais cliniques et à l’autorisation de mise sur le marché par l’Agence européenne du médicament (EMA).
La Commission européenne a engagé 2,7 milliards d’euros de son instrument d’aide d’urgence pour financer les laboratoires les plus avancés dans leurs recherches. Cet investissement permet également de précommander des doses qui seront partagées entre les Etats membres. La Commission a ainsi conclu 6 contrats de pré-achat de vaccins contre la COVID, pour un total représentant plus d’1 milliard de doses dont 200 millions pour la France. D’autres arriveront.
Qui sera vacciné ?
Le déploiement de la vaccination se fait progressivement suivant une logique simple : la priorité est donnée aux publics les plus vulnérables au virus et les plus susceptibles de développer des formes graves de la maladie.
La vaccination dans les EHPAD a débuté fin décembre. A partir du 18 janvier les personnes âgées de plus 75 ans pourront se faire vacciner ainsi que les personnes présentant une des cinq pathologies conduisant à un très haut risque de forme grave de la maladie et ce quel que soit leur âge.
La vaccination ne s’effectue que sur rendez-vous : plus d’information au 0 800 009 110 (7/7 de 06h00 – 22h00) ou sur https://www.sante.fr/centres-vaccination-covid.html
Comment fonctionne un vaccin ?
Lorsqu’on tombe malade, notre système immunitaire se défend en fabriquant notamment des anticorps. Ils sont destinés à neutraliser et aider à éliminer le virus à l’origine de la maladie.
La vaccination s’appuie sur ce mode de fonctionnement : elle introduit dans notre corps un virus inactivé, une partie du virus ou même un ARN messager. Notre système immunitaire produit des anticorps en réaction à cette injection. Ainsi, le vaccin permet que notre système immunitaire reconnaisse spécifiquement l’agent infectieux s’il s’introduit dans notre organisme. Il sera alors détecté, neutralisé et éliminé avant qu’il ne puisse nous rendre malade.
Pourquoi mettre en place la vaccination ?
La vaccination permet de se protéger et de protéger les autres. Couplé avec les mesures barrières, le vaccin contribuera à maîtriser l’impact de l’épidémie de la Covid-19 sur le long terme.
Selon la Haute autorité de la Santé (HAS), les premiers objectifs du programme de vaccination seront de réduire la morbidité et la mortalité attribuables à la maladie (hospitalisations, admissions en soins intensifs et décès) et de maintenir les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé pendant l’épidémie.
Pour en savoir plus sur la vaccination
Le site du ministère des Solidarités et de la Santé, pour s’informer sur les politiques vaccinales et le Covid-19.
Le site de la Haute autorité de Santé (HAS), pour s’informer sur les recommandations vaccinales.
Le site vaccination-info-service.fr, pour s’informer sur la vaccination.
Le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour s’informer sur l’autorisation des essais cliniques et la sécurité des vaccins.
Le site l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour s’informer sur la recherche médicale.
Le site Covireivac, pour devenir volontaire pour tester les vaccins Covid.
Luttons ensemble contre le Covid-19

En l’absence de traitement, la meilleure des protections pour vous et pour vos proches est, en permanence, le respect des mesures barrières et de la distanciation physique. En complément, portez un masque quand la distance d’un mètre ne peut pas être respectée.
La distance physique
Pour tenir la maladie à distance, restez à plus d’un mètre de distance les uns des autres.
Que faire en cas de symptômes ?










L'usage des masques grand pulic
- il agit pour renforcer la production sur le territoire national : avec son appui, les entreprises françaises industrielles fabriquent des masques de haute protection pour tous, en adaptant pour certaines d’entre elles leurs outils de production.
- l’État met au service des Français un ensemble d’informations et de contacts leur permettant de fabriquer leur propre masque dans le respect du cadre défini par les autorités sanitaires et des spécifications de l’AFNOR (Association Française de NORmalisation). Ces masques font l’objet de tests quant à leurs performances de filtration (https://www.entreprises.gouv.fr/covid-19/liste-des-tests-masques-de-protection) et son reconnaissables au logo qui doit figurer sur leur emballage ou leur notice.
- Il met au service de tous un ensemble d’informations et de contacts leur permettant de fabriquer leur propre masque dans le respect du cadre défini par les autorités sanitaires et des spécifications de l’AFNOR (Association Française de NORmalisation)[1].
Les informations essentielles





Attention, le masque ne remplace pas les gestes barrières. Il ajoute une barrière physique lorsque vous êtes en contact avec d’autres personnes.
Tout savoir sur le masque grand public

Avant de mettre ou enlever le masque, lavez-vous les mains avec de l’eau et du savon ou une solution hydro-alcoolique.
Pour le mettre :


Pour l’enlever :

Il faut changer le masque :




- Evitez de le toucher et de le déplacer.
- Ne mettez pas le masque dans votre poche ou votre sac après l’avoir porté. En attendant de le laver, isolez-le dans un sac en plastique.
- Ne le mettez jamais en position d’attente sur le front ou sur le menton.
Attention, si vous êtes malade, ce masque n’est pas adapté. Demandez l’avis de votre médecin.
Ce masque n’est pas destiné au personnel soignant.
Comment entretenir votre masque ?
- Lavez le masque à la machine avec de la lessive. Au moins 30 minutes à 60° minimum.
- Utilisez un sèche-linge ou un sèche-cheveux pour sécher votre masque, ou encore, faites-le sécher à l’air libre sur une surface désinfectée.
Attention : Ce masque ne remplace pas les gestes barrières.
- Il ajoute une barrière physique lorsque vous êtes en contact étroit avec d’autres personnes.





Casser la chaîne de contamination du virus



Des outils numériques pour vous accompagner
Tester : DépistageCovid de Santé.fr est une carte géolocalisée des lieux de prélèvement des tests RT-PCR qui facilite l’accès au dépistage Covid-19 près de chez soi. Les utilisateurs y trouvent les coordonnées des chaque point de prélèvement, des informations sur les spécificités du lieu (horaires, créneaux pour personnes prioritaires, temps d’attente au test, publics concernés, etc…) et, s’ils le souhaitent, peuvent participer au renseignement des délais de rendez-vous (attente faible, moyenne, forte).
Alerter : #Tousanticovid est une application basée sur le Bluetooth qui informe les personnes ayant été à proximité d’une personne diagnostiquée positive afin qu’elles puissent être prises en charge le plus tôt possible. L’objectif est de stopper au plus vite les chaînes de contamination.
Protéger : MesConseilsCovid fournit des conseils officiels personnalisés en fonction de la situation familiale, professionnelle et l’état de santé de l’utilisateur pour faire face au virus. Il permet d’orienter une personne en fonction de ses besoins et de ses éventuels symptômes. Il permet également de réaliser le suivie de ses symptômes si l’on est malade.
Une nouvelle fonctionnalité permet à un patient testé positif au Covid-19 de surveiller l’évolution de ces symptômes pendant sa quatorzaine. Le service a été construit par une équipe associant des experts techniques, des professionnels de santé et des associations de patients, avec une attention toute particulière à la simplicité et à la clarté du contenu de santé et des usagers ont permis de faire évoluer le service au fur et à mesure.
Les types de tests
Il existe à ce jour deux types de tests pour identifier les personnes malades et les prendre en charge, casser les chaînes de transmission du virus et maîtriser l’évolution de l’épidémie en France :
- Les tests virologiques (RT-PCR) permettent de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test, grâce à un prélèvement par voie nasale ou salivaire. Le résultat est en général disponible dans les 24 heures qui suivent. Grâce à une augmentation importante des capacités de tests, il est actuellement possible de réaliser entre 1,3 et 1,4 millions de tests chaque semaine sur l’ensemble du territoire.
- Les tests sérologiques permettent de rechercher si une personne a développé une réaction immunitaire après avoir été en contact avec le virus. Ces tests détectent la présence d'anticorps au moyen d'une prise de sang. Les tests sérologiques fiables figurent sur une liste en ligne sur le site du ministère des solidarités et de la santé et les ils sont remboursés par la sécurité sociale lorsqu’ils entrent dans le cadre des indications définies par la Haute Autorité de Santé.
Afin de faciliter le dépistage de la Covid-19, les tests PCR sont totalement pris en charge par l'assurance maladie et ne nécessitent pas de prescription d'un médecin. Un arrêté publié le 24 juillet 2020 au Journal officiel prévoit également que les prélèvements puissent être pratiqués sous certaines conditions par un infirmier diplômé d'État, un aide-soignant, un étudiant en médecine, un sapeur-pompier ou encore un secouriste.
De nouveaux tests en cours de développement
- De nouveaux tests, notamment salivaires, sont en cours de développement mais doivent encore être validés par les autorités sanitaires. Il s’agit aujourd’hui de déterminer s’ils sont aussi fiables que les tests nasopharyngés (prélèvements dans le nez). Si leur sûreté et leur efficacité sont démontrées, le gouvernement favorisera leur déploiement.
Cela permettrait de développer encore le nombre de personnes testées et de disposer de résultats plus rapidement.
Questions / Réponses
- La circulation épidémique commande la plus grande prudence pour les EHPAD, tout en veillant à éviter l’isolement des plus vulnérables.
C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de ne pas suspendre les visites, sauf temporairement, dans les cas où le virus se met à circuler dans l’établissement.
A la place, le Gouvernement a émis, pour tout le territoire, des recommandations qui fonctionnent :
- d’abord, un respect absolu des gestes barrières. Le port du masque pendant toute la visite n’est pas une option, même si l’on doit parfois parler plus fort pour se faire entendre. Et au moindre doute, au moindre symptôme, on évite de rendre visite à son proche .
Les visites se font dans un cadre régulé, sur rendez-vous, sur des plages suffisamment larges pour que les proches qui travaillent puissent venir. Elles se font dans un espace dédié, et dans les chambres si la situation l’impose, avec accord de la direction .
Les activités collectives sont maintenues si elles sont compatibles avec les gestes barrières et les familles sont informées de toute nouvelle mesure prise.
Puis-je aller voir un proche en Ehpad ?
- Oui, cela est possible en remplissant la case « motif familial impérieux » dans l’attestation dans le respect des protocoles sanitaires des établissements.
Doit-on déprogrammer toutes les activités hors COVID ? Quel impact sur la santé des français ?
- Au regard de la pression épidémique dans plusieurs régions, des déprogrammations de soins non urgents ont d’ores et déjà été mises en œuvre dans les hôpitaux. L’objectif est d’éviter de devoir les systématiser, tout en gardant une capacité de réponse aux besoins des patients COVID.
- Ces décisions se prennent hôpital par hôpital, sous la coordination des ARS.
J’ai des symptômes qui me font penser à la Covid-19, que dois-je faire?
- Les symptômes de la Covid-19 sont les difficultés respiratoires, la toux, la fièvre, les maux de tête ou de gorge, les courbatures ou encore la perte de goût ou d’odorat.





Pendant toute cette période, je reste chez moi, j’évite les contacts et si les symptômes s’aggravent ou si j’ai des difficultés respiratoires, j’appelle le SAMU en composant le 15.
J'ai été identifié comme "cas contact" par un médecin généraliste ou par l'assurance maladie. Que dois-je faire ?




Pendant toute cette période, je respecte les consignes d’isolement à domicile :





Si j’ai des symptômes, j’appelle mon médecin immédiatement et je le consulte au plus vite (téléconsultation ou consultation physique) pour un examen de mon état de santé et prescription éventuellement d’un test virologique (RT-PCR). En cas de difficulté à entrer en contact avec un médecin, je peux m’adresser à ma pharmacie ou à mon laboratoire d'analyses pour connaître la liste des médecins pouvant m’accueillir près de chez moi, ou composer le numéro 15 afin qu’il organise la prescription.
Puis-je me faire tester sans avoir de symptômes, ni sans être cas contact?
- Oui, je peux bénéficier d’un dépistage sans prescription médicale, sans même présenter de symptômes. Il est intégralement pris en charge par l'assurance maladie. J'identifie le centre de dépistage le plus proche de chez moi sur le site sante.fr ou sur le site Internet de mon Agence régionale de santé, et de préférence j’y vais sur rendez-vous. Ce test est pris en charge par la Sécurité sociale. Néanmoins, sont testés de manière prioritaire les personnes présentant des symptômes, les cas-contacts et les personnels soignants ou assimilés.
Pendant combien de temps les personnes qui n’ont pas de symptômes sont-elles contagieuses ?
- Il n’existe pas d’étude permettant de savoir combien de temps une personne asymptomatique est contagieuse. On estime aujourd’hui que ces personnes sont faiblement contagieuses parce que la transmission du virus se fait par des gouttelettes respiratoires expulsées. Les personnes qui n’ont pas de symptômes ne toussent pas, donc elles expulsent moins ces gouttelettes. Pour ces personnes, la transmission se fait donc surtout par les mains portées à la bouche ou les embrassades. C’est pourquoi le respect des mesures barrières et des règles de distanciation physique est indispensable afin de se protéger et de protéger les autres.
Les malades qui guérissent sont-ils immunisés ?
- Il ne faut pas confondre guérison et immunité. En effet, il est possible d’être guéri d’une maladie sans être immunisé contre le virus. Dans le cas de la Covid-19, les scientifiques ne savent pas encore si le fait d’avoir été infecté une première fois protège contre une deuxième infection. Un premier cas de nouvelle infection aurait été récemment identifié en Asie.
Je suis une personne âgée, quelles précautions dois-je prendre ?
En tant que personne âgée, je suis à risque de développer une forme grave ou des complications suite à une infection du COVID 19. Pour me protéger :



À noter : les personnes les plus âgées sont les plus à risque de développer des formes graves de COVID-19. Elles sont plus fragiles pour plusieurs raisons :
avec l’âge, le système immunitaire - qui protège contre les virus - est moins efficace .
Les personnes âgées ont souvent d’autres pathologies, notamment des insuffisances d’organe (hypertension artérielle, insuffisance rénale…) qui les rendent moins résistantes à une agression extérieure comme un virus.
Les personnes en surpoids sont-elles des personnes à risque ?
Les premières observations semblent l’indiquer.
- les premières données sur les patients hospitalisés en réanimation semblent montrer une surreprésentation de patients en surpoids et obèses, suggérant que ces deux populations sont à risque.
- Le Haut Conseil de la Santé Publique a considéré dans son avis du 20 avril les patients avec une obésité morbide (IMC > 30) comme sujets à risque.
En savoir plus : le surpoids correspond à un indice de masse corporel (IMC) calculé entre 25 et 30. L’obésité correspond à un IMC supérieur à 30. Pour calculer son IMC, il suffit d’entrer son poids et sa taille dans le calculateur d’ameli.fr.
Le virus laisse-t-il des séquelles après guérison ?




Quels produits utiliser pour lutter contre le COVID-19 ?
Pour se laver les mains :
l’eau et le savon doivent être privilégiés. Un lavage efficace doit durer 30 secondes, en couvrant l’ensemble des surfaces des 2 mains.
En cas d’absence de point d’eau, il est possible d’utiliser du gel hydro alcoolique , en frictionnant l’ensemble des surfaces des 2 mains jusqu’à ce que la solution soit sèche.
Pour désinfecter les surfaces souillées :




Le coronavirus peut-il se transmettre dans l’eau ? Peut-on se baigner sans risque ?
- Il n’y a à ce jour aucun cas recensé de transmission du coronavirus par l’eau lors d’une baignade. Dans les piscines ou les spas en particulier, le traitement habituel de l’eau (au chlore ou au brome) permet d'éliminer le virus.
Il convient quand même de rester prudent si on se trouve en contact avec d’autres individus lors de baignades, l’activité physique augmentant le risque de transmission à cause d’une exposition augmentée aux gouttelettes. Le risque est également augmenté par l’impossibilité de porter un masque de protection dans ces environnements.
Pour rappel :
- il n’y a aucun risque de contamination au coronavirus par le biais de l’eau courante.
Le COVID-19 se transmet par les gouttelettes respiratoires et parfois par aérosols lors d’une discussion, d’une toux ou d’un éternuement sans mesures de protection, et lors du contact avec des mains non lavées ou des surfaces souillées par ces gouttelettes.
Assiste-t-on à une seconde vague ?
La seconde vague est bien là. Comme rappelé par le Président de la République et le Premier ministre :






Le virus peut-il encore muter ?
On ne sait pas : ce virus est nouveau, nous ne disposons pas d’assez de recul.
Ce que l’on peut dire à ce jour, et sans présumer de l’avenir, c’est qu’il ne semble pas muter rapidement.
Qu’est ce qu’un cluster ? Que faire si j'habite dans l'un d'entre eux ?
- Si vous habitez dans ou à proximité d’un cluster, soyez particulièrement vigilant sur la présence d’éventuels symptômes (fièvre, toux, nez qui coule, perte de goût ou d’odorat…) et respectez d’autant plus les gestes barrière : distanciation physique, hygiène des mains, port du masque.
- Un cluster est un foyer de contagion que l’on identifie lorsqu’on recense un certain nombre de nouveaux cas de Covid-19. Leur localisation et leur nombre évolue quotidiennement, ils sont suivis par les Agences régionales de santé.
- Concrètement, lorsqu’un cluster est repéré par les autorités de santé, les cas contacts des personnes contaminées sont identifiés, testés et invités à s’isoler, même préventivement. En cas de doute, une politique de tests plus large peut être menée sur un quartier.
- Vous êtes informé soit par un fonctionnaire de l’Assurance-maladie, soit par votre médecin-traitant si vous êtes un cas contact. Avoir téléchargé l’application Stop-Covid permet encore plus facilement de vous identifier. Et une information plus large est menée au niveau du quartier si une politique générale de tests est menée.
Connaît-on tous les symptômes du virus ?
On en connaît les principaux :







Ce virus est nouveau et la liste des symptômes fait l’objet d’une actualisation régulière en fonction des observations effectuées par les soignants.
Peut-on être contaminé par l'air qui circule par la climatisation ?
La climatisation retarde la dissipation du virus à l’intérieur d’un bâtiment parce qu’elle s’effectue fenêtres fermées et brasse l’air de celui-ci. On n’a en revanche pas à ce jour observé de contamination directe par le système de climatisation lui-même.
Pour mémoire, le virus se transmet par les gouttelettes (transpiration, postillons…) émises par une personne malade et par le contact avec des surfaces souillées (poignées de porte, objets, tables…). Il se disperse plus vite en extérieur ou lorsqu’on aère l’intérieur des bâtiments.
La chaleur est-elle un facteur de contamination ?
Ce virus est résistant et ne semble pas sensible au climat.
Il semble endémique, c’est-à-dire présent en permanence, sans variation saisonnière : il a débuté en hiver dans l’hémisphère Nord et est toujours présent en été, y compris dans les pays chauds.
Le remdesivir est-il un traitement fiable ?
- Le remdesivir a démontré qu’il permettait de réduire le temps de séjour des malades d’une moyenne de 11 jours à une moyenne de 8 jours.
- Il n’a pas montré d’autre effet bénéfique pour l’instant, notamment sur la mortalité.
Quand les tests antigéniques seront-ils disponibles ?
Les autorités sanitaires ont souhaité engager toutes les options permettant d’élargir l’arsenal de tests.
Des tests antigéniques seront déployés très rapidement, à la suite des recommandations rendues par la Haute Autorité de Santé le 9 octobre.
Plus de 5 millions de tests ont d’ores et déjà été commandés et mis à disposition des établissements de santé et des ARS.
Pour mes déplacements
- Le recours plus massif encore au télétravail devrait permettre également de faire baisser le nombre de personnes utilisant les transports en commun.
Qu’en est-il des taxis / VTC ?
- Les taxis et VTC pourront continuer leur activité, seuls les clients devront justifier des raisons de leur présence.
Est-il possible de prendre des cours de code dans des auto-écoles et des cours de conduite ?
- Les auto-écoles sont fermées, les cours de code pourront avoir lieu à distance. Les cours de conduite ne sont pas possibles. En revanche, les examens prévus sont maintenus.
Pour mes enfants et leur scolarité
- Les crèches demeureront ouvertes avec des protocoles sanitaires renforcés.
Idem pour les écoles, collèges et lycées ? Un protocole sanitaire renforcé va-t-il être mis en place dans ces lieux ?
- Les écoles, les collèges et les lycées demeureront ouverts avec des protocoles sanitaires renforcés.
Les cantines scolaires seront-elles ouvertes ?
- Oui, la restauration dans les cantines scolaires sera assurée de l’école maternelle au lycée, avec des protocoles sanitaires renforcés.
La mairie de Paris vient de communiquer sur la continuité des « activités périscolaires ». Est-ce que cela inclut les activités sportives des enfants ?
- Les activités sportives des enfants peuvent se poursuivre uniquement dans le cadre des activités périscolaires organisées. Elles doivent avoir lieu à proximité ou dans l’enceinte de l’établissement scolaire. Chaque établissement précisera les activités maintenues
Les enfants, dès l’école, vont-ils devoir porter le masque ?
- Le port du masque sera obligatoire pour les enfants à partir de 6 ans, en école élémentaire.
Les masques pour les enfants seront-ils fournis ? J’ai des problèmes d’argent, puis-je recevoir une aide ?
- Les masques devront être fournis par les parents à leurs enfants. En cas d’oubli ou de difficultés financières, les établissements scolaires fourniront les masques.
Quid des établissements d’enseignement supérieur ?
- Les facultés et établissements d’enseignement supérieur assurent les cours à distance, sauf les travaux pratiques et enseignements professionnels ne pouvant être tenus à distance. Le port du masque reste toujours obligatoire et le brassage entre les différents niveaux devra être évité au maximum.
Les cours seront-ils aussi à distance pour les classes préparatoires et les BTS ?
- Les enseignements en BTS et en classes préparatoires étant rattachés aux lycées, ils continuent à se tenir en présentiel. Le port du masque reste toujours obligatoire et le brassage entre les différents niveaux devra être évité au maximum.
Je suis étudiant. Puis-je me rendre à des examens dans autre ville que celle de mon lieu de confinement ?
- Oui. Munissez-vous de l’attestation de déplacement dérogatoire en cochant la case : « déplacement pour un concours ou un examen », ainsi que de votre convocation à l’examen et d’une pièce d’identité.
Pour un étudiant mineur, peut-on l'accompagner dans son logement scolaire et le ramener en fin de semaine (cours en présentiel) ?
- Oui il est possible de l’accompagner dans ce cadre. Les élèves mineurs hébergés en internat peuvent se déplacer pour rentrer chez eux le week-end, en cochant la case « déplacement entre le domicile et le lieu de formation » de l’attestation de déplacement dérogatoire. Il est conseillé de se munir également du justificatif de déplacement scolaire.
Peut-on se déplacer pour suivre une nouvelle formation, rejoindre un nouvel emploi ? A-t-on besoin d'une attestation ?
- Oui il est possible de se déplacer pour suivre une nouvelle formation dans le cadre professionnel ou rejoindre un nouvel emploi, si celui-ci n’est pas télétravaillable. Il faudra alors cocher la première case de l’attestation de déplacement dérogatoire (déplacement domicile-travail) et se munir de tout document permettant de justifier ce déplacement. Le justificatif de déplacement professionnel signé par le nouvel employeur peut également être présenté.
Les universités pourraient-elles ouvrir leurs portes aux étudiants pour des travaux pratiques ou des cours de langues étrangères difficiles à suivre à distance ?
- L’enseignement dans les universités est désormais délivré à distance. Des dérogations sont possibles pour des enseignements pratiques ou techniques qui ne pourraient pas s’organiser en distanciel (installations agricoles, expérimentations en laboratoires). Renseignez-vous auprès de votre établissement universitaire pour connaître les cours organisés en présentiel.
Écoles : quelles mesures sont prises ? Pourquoi ne pas prendre les mêmes mesures que dans les universités ?
- Un protocole sanitaire renforcé, reposant notamment sur le port du masque dès 6 ans, est mis en place dans les écoles.
La dynamique des contaminations dans les écoles et les lycées est bien inférieure à celle des universités. Au 14 octobre, le taux d’incidence et de positivité (10,7%) pour les 15-25 est plus élevé que chez les plus jeunes (8% chez les 0-15ans). Le taux de positivité augmente en outre surtout à partir de 20 ans. L’état actuel des connaissances scientifiques indique que les enfants sont moins susceptibles d’être porteurs et de développer de formes graves de la Covid-19.
Par ailleurs, la scolarisation des enfants doit être maintenue. Il est essentiel que chaque enfant puisse garder toute ses chances dans sa scolarité.
Pour mon travail
Le télétravail doit être la règle dès qu’il est possible.
- Si le télétravail n’est pas possible, vous pouvez vous rendre au travail en transports en commun ou par vos moyens personnels. Munissez-vous d’une attestation fournie par votre employeur et de votre carte d’identité.
Vérifiez que votre entreprise assure votre sécurité en adaptant vos conditions de travail. Elle y est obligée.
Peut-on se déplacer pour suivre une nouvelle formation, rejoindre un nouvel emploi ? A-t-on besoin d'une attestation ?
- Oui il est possible de se déplacer pour suivre une nouvelle formation dans le cadre professionnel ou rejoindre un nouvel emploi. Il faudra alors cocher la première case de l’attestation de déplacement dérogatoire (déplacement domicile-travail) et se munir de tout document permettant de justifier ce déplacement. Le justificatif de déplacement professionnel signé par le nouvel employeur peut également être présenté.
Envisagez-vous des sanctions pour les entreprises qui refuseraient de faire du télétravail ?
- Les employeurs doivent respecter le protocole sanitaire qui précise que le télétravail est la règle pour les activités qui le permettent . Ils fixent les conditions de mise en œuvre de ces règles à leur entreprise dans le cadre du dialogue social de proximité.
Puis-je imposer à mon employeur de télétravailler ?
- Les règles du télétravail sont échangées entre les employeurs et les salariés dans le cadre du dialogue social. Il leur appartient de définir ensemble les conditions de mise en œuvre de leur activité.
Pourquoi ne rend-t-on pas le télétravail obligatoire ? L’Italie impose 75 % de télétravail à ses fonctionnaires. Qu’attend la France pour en faire de même ?
- Tous les fonctionnaires dont les activités le permettent, devront télétravailler.
Va-t-on obliger les entreprises à étaler les horaires d’arrivée et de départ de leurs collaborateurs pour éviter l’engorgement des transports ?
- Pour les activités ne pouvant être réalisées en télétravail, le nouveau protocole de travail prévoit en effet la nécessité de mettre en place des horaires décalés au sein des entreprises.
Les tournages (films, séries, séances photos) doivent-ils s’arrêter ?
- Les tournages peuvent continuer à s’organiser dans le respect des gestes barrière, s’il s’agit d’une activité professionnelle. Les professionnels devront renseigner leur attestation permanente ou dérogatoire pour se rendre sur le lieu de tournage en cochant la case « déplacement entre le domicile et lieu d’exercice de l’activité professionnelle »
Le Gouvernement va-t-il maintenir le dispositif d’activité partielle ?
- Oui l’État prendra en charge à 100%, l’activité partielle jusqu’au 31 décembre 2020.
Consultez les détails du dispositif d’activité partielle dans la Foire aux questions sur le site du ministère du Travail
Mon employeur peut-il me contraindre à travailler quelques jours par semaine si je suis au chômage technique ?
- Non il n’en a pas le droit, ni sur place, ni à distance.
Votre employeur n'a pas le droit de vous demander de travailler sur le temps déclaré comme chômé. Dans le cas contraire, ce serait considérée comme une fraude qui peut être sévèrement sanctionnée.
Mon employeur peut-il mettre fin à ma période d’essai en raison de la baisse de l’activité ?
- Non. Même si l’employeur n’a pas à justifier de sa décision, la rupture du contrat de travail durant la période d’essai ne peut reposer que sur l’appréciation des compétences et aptitudes du salarié pour occuper l’emploi proposé. Elle devient abusive si elle est sans rapport avec les qualités professionnelles du salarié.
Par ailleurs, le salarié en période d’essai est éligible au dispositif d’activité partielle, étape sans doute nécessaire avant d’envisager de rompre son contrat de travail.
Je suis guéri, puis-je de nouveau me rendre au travail ?
- Non sauf si vous ne pouvez pas télétravailler, le télétravail devient obligatoire à 100% pour tous ceux pouvant télétravailler.
Les personnels de santé considérés comme personnes fragiles peuvent-ils bénéficier d’un arrêt de travail ?
- Pour les personnels de santé, le COVID-19 sera reconnu de façon automatique comme maladie professionnelle, impliquant une indemnisation en cas d’incapacité à travailler temporaire ou permanente. Cette règle s’applique à tous les soignants, quel que soit leur lieu d’exercice, qui n’auront pas à démontrer qu’ils ont été contaminés sur leur lieu de travail ou non.
Dans tous les cas, ils peuvent, comme le reste de la population, bénéficier d’un arrêt de travail. Ils seront pris en charge par l’Assurance Maladie, alignés sur les modalités des salariés en termes de délais de carence.
Ces dispositions s’appliquent également aux personnels de santé libéraux.
Responsabilité de l’employeur - Droit de retrait
Aux termes de la loi, « l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés » et il doit veiller à « l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes ».
Ainsi, il n’incombe pas à l’employeur de garantir l’absence de toute exposition des salariés à des risques mais de les éviter le plus possible et s’ils ne peuvent être évités, de les évaluer régulièrement en fonction notamment des recommandations du gouvernement, afin de prendre ensuite toutes les mesures utiles pour protéger les travailleurs exposés.
C’est au regard de ce cadre que doivent être définies les obligations respectives des employeurs mais aussi des salariés.
Il incombe à l’employeur dans la situation actuelle de :





La responsabilité de l’employeur pour méconnaissance de cette obligation spécifique de prévention des risques professionnels peut être recherchée en amont de toute atteinte à l’intégrité physique ou mentale du travailleur, comme en raison d’une telle atteinte avec la survenance d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Son contour est précisé dans l’arrêt de la Cour de cassation du 5 avril 2019.
Quelle que soit la situation, le respect de cette obligation spécifique ou au contraire sa méconnaissance ne sont pas présumés (sauf rares exceptions) et doivent faire l’objet d’une démonstration, en cas de litige.
Face à la pandémie, la responsabilité de l’employeur est évaluée au cas par cas, au regard de plusieurs critères :
Le législateur précise également que chaque salarié est acteur de sa propre protection puisqu’il doit, « prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et sécurité ainsi que celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail ». Il incombe donc ainsi au salarié au regard du risque de contamination d’assurer sa propre protection, en respectant par exemple « les gestes barrière », celle de ses collègues et celle aussi des tiers évoluant dans leur environnement immédiat de travail.
Dans quelles conditions un salarié peut-il exercer son droit de retrait ?
En vertu des articles L. 4131-1 et suivants du Code du travail, un travailleur peut se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Il doit alerter l’employeur de cette situation. Il s’agit d’un droit individuel et subjectif.
Il convient de souligner que le droit de retrait vise une situation particulière de travail et non une situation générale de pandémie.
Le droit de retrait doit être exercé de telle manière qu’il ne puisse créer pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent (article L. 4132-1 du Code du travail). Cela implique que le retrait ne peut s’effectuer si le risque concerne des personnes extérieures à l’entreprise, notamment des usagers (circulaire DRT n° 93/15 du 26 mars 1993).
Dans le contexte actuel, dans la mesure où l’employeur a mis en œuvre les dispositions prévues par le Code du travail et les recommandations nationales (https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus) visant à protéger la santé et à assurer la sécurité de son personnel, qu’il a informé et préparé son personnel, notamment dans le cadre des institutions représentatives du personnel, le droit individuel de retrait ne peut en principe pas trouver à s’exercer.
L’appréciation des éléments pouvant faire penser que le maintien au poste de travail présente un danger grave et imminent relève, le cas échéant, du juge qui vérifie le caractère raisonnable du motif.
Que peut faire l’employeur si il estime que l’exercice du droit de retrait est abusif ?
Aucune sanction ou retenue sur salaire ne peut être appliquée du fait de l’exercice légitime du droit de retrait. L’employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent.
A contrario, si l’exercice de ce droit est manifestement abusif, une retenue sur salaire pour inexécution du contrat de travail peut être effectuée. L’exercice non fondé de ce droit ne caractérise pas l’existence d’une faute grave, mais peut constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement. Ces dispositions s’exercent le cas échéant sous le contrôle du juge.
Qu’est-ce qu’un danger grave et imminent ?
L’appréciation se fait au cas par cas. Peut être considéré comme « grave » tout danger susceptible de produire un accident ou une maladie entraînant la mort ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente ou temporaire prolongée et comme « imminent », tout danger susceptible de se réaliser brutalement dans un délai rapproché
Pour ma vie sociale
- Sur tout le territoire, les salles de théâtres, de spectacles, de cinéma devront fermer au public. En revanche des artistes professionnels souhaitant répéter ou faire de la captation pourront se rendre dans ces établissements.
- Par ailleurs sur tout le territoire, les salles polyvalentes et salles des fêtes seront fermées. Elles pourront rester ouvertes pour remplir une mission d’intérêt général (accueil d’un public vulnérable, collecte de sang).
- Les bibliothèques et librairies seront fermées au public. Il sera néanmoins possible d’aller y retirer des livres sous un format « click and collect ».
Les compétitions sportives vont-elles s’arrêter ?
- Les compétitions sportives professionnelles pourront toujours à avoir lieu mais devront se dérouler à huis clos, l’accueil du public sera interdit. Les compétitions sportives amateurs sont suspendues.
Qu’en est-il des foires et salons, salles de jeux ainsi que des casinos et salles de sport ?
- Sur tout le du territoire, les salles de sport, casinos, salles de jeux, foires et salons devront rester fermés à l’accueil du public.
Quelles règles pour les lieux de cultes, les rassemblements religieux, les enterrements et les mariages ?
- Les mariages civils peuvent avoir lieu dans le respect des règles de port du masque et de distanciation sociale et dans la limite d’une présence de 6 personnes maximum.
- Les lieux de culte sont autorisés à rester ouverts mais les rassemblements ou réunions en leur sein sont interdits, à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes.
Quid des manifestions publiques ?
- Les rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique sont interdits à l’exception des manifestations revendicatives déclarées auprès des autorités préfectorales, des cérémonies funéraires ou encore des cérémonies patriotiques qui devront garantir le respect des gestes barrières.
Les parcs sont-ils ouverts ? Les plages, lacs et plans d’eau sont-ils accessibles ?
- Les parcs et jardins, ainsi que les plages, lacs et plans d’eau, restent accessibles s’ils se situent dans la limite de 1 kilomètre autour de son domicile. En revanche, il n’est pas possible de s’y regrouper au-delà de 6 personnes.
Peut-on s’asseoir sur un banc lorsque l’on sort se balader ?
- Oui, il est possible de s’asseoir sur un banc lors de la promenade quotidienne d’une heure et dans un rayon d’un kilomètre autour de son domicile.
Est-il possible de circuler à vélo ou à trottinette ?
- Oui, on peut utiliser un vélo ou une trottinette comme moyen de locomotion pour se déplacer, par exemple pour se rendre au travail, effectuer des achats de première nécessité ou se rendre à un rendez-vous médical. Ils peuvent également être utilisés lors de la promenade et de l’activité physique mais, dans ce cas uniquement, seulement dans un rayon d’un kilomètre autour de son domicile et dans la limite d’une heure
Est-il possible de quitter sa région pour des achats de première nécessité ?
- Pour effectuer des achats de première nécessité, il convient de privilégier les commerces les plus proches de son lieu de confinement. Des déplacements en dehors de son département ou de sa région restent possible, mais doivent être justifiés par une proximité avec le magasin en question ou par la nécessité d'aller acheter un produit n'existant pas dans les magasins les plus proches.
L’autorisation de sortie pour faire ses courses est-elle limitée à une heure ?
- Non, la limitation d’une heure concerne uniquement les déplacements brefs liés à l’activité physique individuelle, à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile ou aux besoins des animaux de compagnie.
Peut-on faire les courses à deux (en couple) ? Et pour cela être à deux à bord d'une voiture ?
- Il est possible de faire les courses en couple ou d’être à deux à bord d’un véhicule. Mais pour éviter la circulation du virus, il est néanmoins recommandé d’effectuer seul les déplacements pour ces achats.
Durée de l'isolement
- Je suis contagieux lorsque j’ai des symptômes, avant l’apparition des symptômes, mais aussi sans symptômes. C’est la raison pour laquelle, si je suis susceptible de tomber malade ou si je suis malade, l’isolement est le meilleur moyen pour éviter de contaminer d’autres personnes. Cela permet entre autres de protéger les personnes les plus fragiles et de briser les chaînes de contamination.
Pourquoi réduire la durée d’isolement alors que l’épidémie s’accélère ?
- Selon le Conseil Scientifique, après une durée d'isolement de sept jours pleins, c’est-à-dire durant la deuxième partie de la quatorzaine en vigueur jusqu’ici, « le risque résiduel [de contamination] peut être parfaitement maîtrisé par le port rigoureux du masque chirurgical, et le suivi scrupuleux des mesures d'hygiène et de la distanciation physique ».
Qu’est-ce que la règle des trois 7 ?
C’est très simple, c’est la meilleure façon de retenir la conduite à tenir. Dès que l’un de ces trois cas de figure se présente :



Comptez 7 jours d’isolement pour ne pas contaminer les autres. En revanche, si vous êtes concerné par l’une puis l’autre, ou par les trois situations, inutile d’additionner les 7. Il suffit de reprendre à 0 à chaque fois.


Au moindre doute : appelez votre médecin.
Comment fonctionne l’isolement si j’ai des symptômes ?
J’ai des symptômes compatibles avec la COVID-19 et sans attendre le résultat du test :



Je suis testé positif à la COVID-19


Puis-je sortir au bout de 7 jours d’isolement ?


Que dois-je faire la semaine suivant mon isolement ?


Comment fonctionne l’isolement si je suis un cas contact ?
J’ai été informé par l’Assurance Maladie que j’ai été en contact rapproché avec un cas de COVID-19 :



- Le résultat du test est positif ? Je poursuis l’isolement pour une durée de 7 jours supplémentaires à partir de la date du prélèvement du test
- Le résultat est négatif ? Ma période d’isolement est terminée. Pendant la semaine qui suit la levée de l’isolement, le port rigoureux du masque, le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et de la distanciation physique est nécessaire. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.
Je développe des symptômes au cours de ces 7 jours d’isolement ?




- Le résultat est positif ? Je poursuis l’isolement pour une durée de 7 jours supplémentaires à partir de la date de début des symptômes.
- Le résultat est négatif ? Je continue l’isolement jusqu’à la date prévue initialement. Pendant la semaine qui suit la levée de l’isolement, le port rigoureux du masque grand public le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et de la distanciation physique sont nécessaires. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.
Comment fonctionne l’isolement si je suis positif mais n’ai aucun symptôme ?
Je n’ai pas de symptôme mais j’ai fait un test sans prescription par exemple parce que je pense avoir été dans une situation où j’ai pu être exposé au virus, parce-que je devais faire un test pour partir en voyage. J’ai reçu le résultat du test positif, je suis donc asymptomatique.
Dès la réception de mon test positif :


Puis-je sortir au bout de 7 jours d’isolement ?
Que dois-je faire la semaine suivant mon isolement ?
Je développe des symptômes pendant ma période d’isolement ?
Comment fonctionne l’isolement si je vis sous le même toit qu’une personne atteinte de la COVID ?
- J’ai des symptômes : voir la question « comment fonctionne l’isolement si j’ai des symptômes ? ».
- Je n’ai pas de symptôme mais je suis un contact à risque : dans ce cas je dois faire un test immédiatement pour accélérer, en cas de test positif, la recherche des personnes contacts
Dans tous les cas je reste au moins en isolement 7 jours après la guérison de la dernière personne avec qui je partage mon logement.
Mon employeur peut-il exiger un test négatif avant la reprise de mon activité ?
- Mon employeur ou une autre personne ne peut pas me demander un test négatif pour la reprise de mon activité ou le retour en collectivité.
Je vis en famille : comment dois-je faire pour respecter les mesures d’isolement ? Ma famille doit-elle se faire tester si je suis positif ?
- Les membres de votre famille doivent se faire tester immédiatement. Il faut donc qu’ils prennent un rendez-vous afin de passer un test à j+7, c’est-à-dire au moment où la charge virale, si elle est présente, pourra le mieux être détectée.
De plus, pour les personnes qui vivent avec un cas Covid-19 à domicile, afin de ne pas être contaminé, il faut respecter scrupuleusement les comportements barrières et les mesures d’isolement disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.
Ces comportements barrières renforcés sont les suivants :











A la date d’entrée en vigueur des mesures, je termine tout juste mes 7 jours d’isolement après l’apparition de symptômes. Est-ce que cela signifie que je peux sortir de l’isolement dès demain ?
- Oui, en l’absence de fièvre, je peux sortir de mon isolement. Si la fièvre persiste, il faut cependant s’isoler jusqu’à 48h après sa disparition.
Est-ce que je dois appeler mon médecin pour savoir si je peux sortir de l’isolement ?
- Non cela n’est pas utile à partir du moment où votre période d’isolement est passée et que vous n’avez aucune fièvre.
Y’a t-il des données objectives qui démontrent le non-respect de la période d’isolement par les Français ?
La volonté de mieux faire respecter l’isolement s’appuie sur des remontées du terrain. Une enquête flash a été réalisée auprès des ARS au cours de l’été. Début août, les ARS ont ainsi constaté une augmentation du refus de suivi des cas et des personnes contacts à risque ainsi qu’une augmentation du nombre de personnes impossibles à joindre dans plusieurs régions. Ce dernier point peut être expliqué par la période estivale qui implique de nombreux départs en vacances, mais les ARS notent également des refus de la part des cas à transmettre les listes de personnes contacts à risque, rendant difficile le contact-tracing.
Que répond la France aux déclarations de l’OMS qui réprouve la réduction de la quarantaine ?
Alors que nous constatons un relâchement des mesures d’isolement dans la population (cf question précédente), la France a décidé d’adapter la stratégie d’isolement de façon pragmatique : mieux vaut une quarantaine de 7 jours bien menée que 14 jours non respectée. Des taux de non-respect de la mesure supérieur à 40% ont en effet été constaté dans plusieurs régions. Le Gouvernement se fonde sur un avis du Conseil scientifique sur le sujet. Il en ressort, sur la base d’articles scientifiques, que 80% des personnes avaient développées des symptômes au bout de 7 jours. La médiane du délai d’incubation (50% des gens qui ont développé des symptômes) est estimée à 5 jours. En réduisant la durée d’isolement et en faisant en sorte qu’il soit mieux respecté, la France répond à la nécessité de briser rapidement et efficacement les chaînes de contamination.
Sur quoi se base la décision de la France de réduire la durée de l’isolement ?
Cette décision se base sur l’avis du Conseil Scientifique du 3 septembre 2020, qui formule des préconisations sur l’adaptation du dispositif d’isolement et explique qu’en harmonisant la durée d’isolement, nous renforçons également la compréhension et donc l’adhésion à l’isolement. Cette doctrine est également appuyée sur des faits scientifiques bien établis concernant la COVID-19. D’après les données scientifiques disponibles, la très large majorité des infections est survenue dans les 7 jours qui suivent le contact avec le cas confirmé. Cela est d’ailleurs confirmé par les connaissances acquises sur la transmission de la maladie par les personnes infectées : elle débute 48h avant le début des signes, est maximale à l’apparition de ceux-ci puis décline jusqu’à J7. Au-delà, des tests positifs peuvent être observés, mais chez les personnes qui ne sont plus symptomatiques, cela traduit la plupart du temps une excrétion non infectieuse.
Par ailleurs, il faut être précis : la réduction de l’isolement à 7 jours ne signifie pas que tout le monde est autorisé à sortir au bout de 7 jours. En effet, il faut pouvoir fournir un test RT-PCR négatif afin de lever l’isolement (pour plus d’informations, voir la FAQ « isolement » du 11 septembre). Pour les 7 jours suivants la période d’isolement, les personnes contacts doivent également respecter rigoureusement les mesures et maintenir une limitation des contacts notamment avec les personnes à risque de forme grave.
D’autres pays ont-ils également réduit la durée d’isolement, comme la France ?
Elle est de 10 jours au Royaume-Uni et en Irlande et plusieurs pays européens, comme le Portugal et la Croatie, envisagent actuellement de la réduire.
Contacts utiles
Violences sur les enfants : 119 (ou sur le site internet allo119.gouv.fr)
Violences conjugales : 3919 (ou sur le site internet arretonslesviolences.gouv.fr)
Plateforme nationale d’appui médico-psychologique pour tous les professionnels de santé : 0800 73 09 58 (n° vert)
Urgence pour ma santé ou celle de mes proches
Si j’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au COVID-19 :


Si vous avez des difficultés pour entendre ou parler par téléphone en raison d’un handicap, vous pouvez vous rendre sur l'espace de contact ouvert dédié aux personnes sourdes, malentendantes ou aveugles.
Vous pouvez également vous tenir informé sur le compte du Gouvernement sur WhatsApp en cliquant ici, ou en enregistrant le numéro "07 55 53 12 12" au nom de Gouvernement puis en envoyant à ce contact un message sur l'application pour commencer la discussion.
Attention, la plateforme téléphonique et le bot WhatsApp ne dispensent pas de conseils médicaux.
J’habite à l’étranger, qui appeler ?
L’Ambassade et consulat de votre lieu de résidence. Par ailleurs, le ministère met à jour régulièrement son site de conseils aux voyageurs.
Numéro vert : infos sur le Coronavirus COVID-19, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000.